À quoi servent les katakana
Les katakana forment l'un des deux syllabaires japonais. Chaque caractère note une syllabe, et chaque katakana a un équivalent hiragana de même son : カ et か se lisent tous deux ka. L'écriture est née vers le IXe siècle chez des moines bouddhistes qui annotaient des textes chinois avec des fragments simplifiés de kanji : カ vient de la partie gauche de 加, イ de la partie gauche de 伊.
Aujourd'hui, les katakana servent surtout aux mots empruntés (gairaigo) et aux noms étrangers : フランス (Furansu, France), パリ (Pari, Paris), コンピューター (konpyūtā, ordinateur). Le japonais a aussi pris des mots au français : クロワッサン (kurowassan), アンケート (ankēto, enquête, au sens de sondage). On les utilise encore pour les onomatopées (ドキドキ, un cœur qui bat), les noms d'animaux et de plantes dans les textes scientifiques (ネコ, chat), les marques, ou pour faire ressortir un mot, comme l'italique en français.
Un prénom français est adapté à la phonologie japonaise, où presque chaque syllabe finit par une voyelle. Marie devient マリー (Marī), Pierre ピエール (Piēru), Jean ジャン (Jan), Camille カミーユ (Kamīyu). Le r et le l se confondent dans la série ラ リ ル レ ロ, et le u français devient souvent ユ : Dupont donne デュポン (Dyupon).
Voyelles longues, petit ッ et signes de sonorisation
Trois signes modifient la lecture :
- Le trait d'allongement ー prolonge la voyelle précédente : コーヒー (kōhī, café), ビール (bīru, bière). En romaji, on le note par un macron (ō) ou une voyelle doublée.
- Le petit ッ double la consonne suivante, avec une courte pause : ベッド (beddo, lit), カップ (kappu, tasse). Ne le confondez pas avec ツ (tsu) en taille normale.
- Le dakuten ゛ et le handakuten ゜ sonorisent la consonne : カ (ka) devient ガ (ga), ハ (ha) devient バ (ba) ou パ (pa).
Les petits ャ ュ ョ se combinent à un caractère de la colonne i pour former une seule syllabe : キャ (kya), シュ (shu), チョ (cho). Écrit en grand, キヤ se lit en deux syllabes, ki-ya.
Katakana étendus et caractères qui se ressemblent
Pour approcher les sons absents du japonais, on combine un katakana avec une petite voyelle : ファ (fa), ティ (ti), ディ (di), ウィ (wi), シェ (she), ジェ (je), チェ (che), ツァ (tsa). パーティー (pātī, fête) et ディズニー (Dizunī, Disney) en sont des exemples courants. Le v peut s'écrire avec ヴ (ヴァ, ヴィ, ヴェ…), mais beaucoup de mots usuels gardent la série b : ビデオ (bideo, vidéo).
Plusieurs katakana se ressemblent et causent la plupart des erreurs de lecture :
- シ (shi) et ツ (tsu), ン (n) et ソ (so) : dans シ et ン, le grand trait remonte depuis le bas à gauche ; dans ツ et ソ, il descend depuis le haut à droite.
- ク (ku), ケ (ke) et タ (ta) : タ est un ク avec un trait de plus à l'intérieur, ケ a une barre horizontale et une longue queue.
- ワ (wa), ウ (u) et フ (fu), ainsi que チ (chi) et テ (te).
Taper des katakana
Avec l'IME japonais de Windows ou de macOS, on tape en romaji puis on convertit : ko-hi- suivi de F7 sous Windows (Contrôle-K sous macOS) donne コーヒー. Le tiret produit le trait ー, xtu ou ltu un petit ッ, et vu donne ヴ.
Notre clavier japonais convertit le romaji en kana pendant la frappe : activez le mode translittération, puis le bouton あ/ア pour passer des hiragana aux katakana. Tapez ko-hi- et vous obtenez コーヒー (le tiret donne le trait d'allongement ー). Sur cette page, vous pouvez aussi cliquer sur un caractère du tableau pour le copier.